0 00 5 min 4 heures 2

Au 7 novembre 2026, le laboratoire d’astronomie solaire XRAS (IKI/ISZF) signale 35 éruptions solaires de classe C ou supérieure observées en moins de deux jours. L’activité est liée en grande partie à un groupe de taches solaires important, désigné NOAA 4566. Les autorités scientifiques surveillent le phénomène, mais la multiplication d’éruptions ne signifie pas automatiquement qu’une tempête géomagnétique majeure frappera la Terre.

Le chiffre de 35 éruptions et sa période d’observation

Dans un bulletin daté du 7 novembre à 09 h 03 UTC, XRAS rapporte 18 éruptions au cours de la période précédant le samedi et 17 événements supplémentaires pendant les premières heures de cette journée, soit 35 au total. Le chiffre représente un instantané : le décompte peut évoluer à mesure que de nouvelles observations sont enregistrées et classées.

Le laboratoire relève une accélération de l’activité depuis le milieu de la semaine. La région active 4566, dotée d’un champ magnétique complexe, participe largement à cette hausse. Les données de la NOAA confirment que cette région a produit une grande part des éruptions de faible intensité de classe C observées.

Classes C, M et X : toutes les éruptions ne se valent pas

Les éruptions sont classées selon leur émission de rayons X : les classes C sont relativement faibles, les classes M correspondent à des événements plus intenses et les classes X aux plus puissants. Le nombre brut d’éruptions ne permet donc pas, à lui seul, de déterminer un niveau de danger pour la Terre.

Certains phénomènes peuvent affecter les communications radio, les satellites ou la navigation. Mais les perturbations géomagnétiques sont généralement associées à des interactions spécifiques entre le vent solaire, d’éventuelles éjections de masse coronale et le champ magnétique terrestre. Une éruption visible sur le Soleil n’implique pas nécessairement une éjection dirigée vers notre planète.

Ce que prévoit la NOAA pour le 7 au 9 novembre

Dans sa prévision émise le 7 novembre à 00 h 30 UTC, le Space Weather Prediction Center de la NOAA annonce un indice Kp maximal attendu de 5, correspondant au niveau géomagnétique G1 (mineur), avec une possibilité d’atteindre le niveau G2 (modéré) entre le 7 et le 9 novembre.

Le centre américain associe principalement ce risque au passage d’un flux rapide de vent solaire issu d’un trou coronal, et non directement au décompte des 35 éruptions. La prévision ne constitue pas une annonce de dommages imminents aux réseaux électriques ou aux satellites. Le bulletin NOAA précise également qu’aucune tempête de rayonnement solaire de niveau S1 ou supérieur n’est attendue sur cette période.

Un groupe solaire complexe, mais une prévision limitée

La région 4566 appartient à une catégorie magnétique susceptible de produire des éruptions plus fortes. La NOAA évoque une possibilité d’événements de classe M sur la période examinée, et une probabilité plus faible d’événements plus intenses. Ces probabilités ne constituent pas la prédiction certaine d’un phénomène donné.

Analyse PRODPRESS : mesurer avant d’alarmer

L’importance de la météorologie spatiale augmente avec la dépendance de nos sociétés aux satellites, au positionnement et aux communications. Une couverture journalistique rigoureuse doit cependant distinguer observations, prévisions, mécanismes physiques et effets effectivement constatés. Il n’existe à cette heure aucune raison de transformer le chiffre de 35 éruptions en annonce d’une panne technologique généralisée.

À lire également sur PRODPRESS : Pourquoi le Soleil « sourit-il » ? La science derrière une image de la NASA.

Sources scientifiques primaires

Note éditoriale — Informations arrêtées au 7 novembre 2026. Les déclarations et bilans cités sont attribués à leurs auteurs et susceptibles d’évoluer. PRODPRESS® — Authentique. Impertinent. Libre.