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Les autorités médiatiques houthies ont annoncé samedi 7 novembre 2026 la mort de 11 personnes, parmi lesquelles des femmes et des enfants, dans des frappes visant des habitations dans la province yéménite de Sanaa. Les Houthis attribuent ces attaques à l’aviation saoudienne. À ce stade, PRODPRESS n’a pas identifié de vérification indépendante du bilan, des munitions employées ou de l’identité de leurs auteurs.

Ce qui est rapporté dans la province de Sanaa

L’agence Saba, contrôlée par les Houthis, affirme que des habitations de la zone d’Al-Shariyah ont été frappées. Elle annonce 11 personnes tuées et indique que des opérations de recherche de victimes se poursuivent dans les décombres. Le média accuse également des avions d’avoir ciblé des secouristes lors d’autres frappes, une allégation grave qui exige un recoupement spécifique.

L’AFP a relayé ces déclarations le 7 novembre, notamment dans L’Orient Today. Le fait qu’une agence de presse rapporte une déclaration ne constitue pas une confirmation indépendante de son contenu.

Un bilan de 22 morts diffusé, sans confirmation publique suffisante

Une capture d’un flux Telegram présenté comme « Dépêches AFP » indique une révision à 22 morts selon les Houthis à 12 h 32. Ce chiffre plus récent n’a pas été confirmé par une publication primaire ou un second recoupement suffisamment solide lors de notre vérification. Il est donc mentionné ici comme une information non confirmée, et non comme le bilan établi de l’attaque.

Ne pas confondre l’attaque de Sanaa avec celle de Taëz

Le 6 novembre, une autre attaque a été signalée contre le marché d’al-Hadara dans la province de Taëz, avec 30 morts annoncés par les Houthis. Les lieux, les dates et les bilans sont distincts. Les autorités gouvernementales yéménites et les Houthis s’accusent mutuellement dans le dossier de Taëz. Lire notre précédent travail : Yémen : 30 morts annoncés sur un marché de Taëz.

Responsabilité et protection des civils

La province de Sanaa est un théâtre d’affrontements dans un conflit relancé entre les Houthis et les forces soutenues par Riyad. À ce stade, la mise en cause de l’Arabie saoudite provient de la partie houthie. Une qualification juridique des faits — notamment l’éventuel ciblage de civils ou de secouristes — nécessiterait des éléments indépendants sur les lieux, les victimes, les vecteurs de frappe et la chaîne de commandement.

Les vérifications encore nécessaires

  • Une confirmation du bilan par des équipes médicales indépendantes ou une organisation humanitaire ayant accès aux lieux.
  • Une réaction des autorités saoudiennes, et d’éventuels éléments matériels sur la provenance des frappes.
  • L’authentification de la mise à jour à 22 morts et l’identification de la date et du lieu exacts de chaque attaque.

Sources

Note éditoriale — Informations arrêtées au 7 novembre 2026. Les bilans et déclarations opérationnelles sont susceptibles d’évoluer ; les affirmations des parties au conflit sont attribuées. PRODPRESS® — Authentique. Impertinent. Libre.