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Dans la nuit du jeudi 5 au vendredi 6 novembre 2026, une attaque armée a frappé la localité de Cantine-Aloya, située à environ 60 kilomètres à l’ouest de Beni, au Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo. L’armée congolaise évoque au moins 37 civils tués, selon un reportage de RFI. Les informations recueillies par différents médias locaux montrent toutefois que le bilan demeure provisoire. L’assaut est attribué aux Forces démocratiques alliées (ADF), groupe armé affilié à l’organisation État islamique.

Une attaque nocturne visant plusieurs quartiers

Selon Radio Okapi, l’assaut aurait débuté aux environs de 23 heures et touché notamment les quartiers de Lubumbashi, Kananga et Yambi-Yaya, ainsi que le centre commercial de Cantine-Aloya. Des habitations et commerces ont été incendiés, tandis que des habitants ont quitté les lieux pour échapper aux violences. Des assaillants se seraient repliés vers la forêt après leur opération. Ces éléments reposent sur les témoignages et constatations de sources locales.

Des familles ont trouvé refuge, entre autres, dans les localités de Mabalako et de Kyatsaba. L’activité économique locale a été perturbée. Les forces congolaises et ougandaises auraient lancé des opérations de poursuite après l’attaque, d’après les sources citées par Radio Okapi.

24, 33, 35, 37 morts : comprendre les bilans divergents

La chronologie des évaluations montre l’évolution rapide des remontées d’informations. Radio Okapi annonçait au moins 24 victimes dans son premier article du 6 novembre, puis évoquait 33 morts dans ses éditions de journal. Associated Press rapportait au moins 33 morts sur la base des informations de Justin Paluku, représentant local de la société civile. Actualité.cd publiait un bilan d’au moins 35 morts le 6 novembre. Enfin, RFI, dans un compte rendu repris le 7 novembre, attribuait à l’armée congolaise le bilan d’au moins 37 civils tués.

Ces nombres ne s’additionnent pas : ils constituent des estimations successives issues de sources et de périmètres distincts. Aucun bilan nominatif indépendant n’a été consulté par PRODPRESS. Le titre conserve donc explicitement l’attribution du chiffre de 37 à l’armée.

Des enfants parmi les victimes, selon un observatoire

Actualité.cd rapporte que le Baromètre sécuritaire du Kivu (KST) recensait 17 enfants parmi les 35 personnes mortes alors comptabilisées. Cette information particulièrement sensible n’a pas été vérifiée individuellement par PRODPRESS. Le même média cite l’incendie de 17 habitations, 15 boutiques et deux centres de santé selon le KST. Les destructions et les responsabilités doivent faire l’objet d’une documentation indépendante.

Un établissement de santé évacué, des inquiétudes liées à Ebola

L’Associated Press rapporte qu’environ 180 patients ont fui le centre hospitalier de Kelekele durant les violences, parmi lesquels des personnes suspectées d’avoir contracté Ebola et un cas présenté comme confirmé. Le directeur médical Christian Kakule a alerté sur les risques sanitaires liés à la dispersion des personnes suivies. Ces chiffres et diagnostics sont rapportés par AP ; leur évolution doit être confirmée par les services de santé compétents.

Ce volet sanitaire révèle les conséquences indirectes des attaques : l’insécurité entrave non seulement la protection des civils mais aussi l’accès aux soins, le suivi des patients et les mesures de prévention épidémiologique.

Alertes antérieures et protection des civils : les questions ouvertes

Des représentants de la société civile déclarent avoir alerté sur des mouvements suspects avant l’assaut. Leur affirmation mérite d’être examinée : quand les alertes ont-elles été transmises, à quels services, et quelles mesures de protection ont été prises ? Ces interrogations ne constituent pas une preuve d’une faute des autorités.

Analyse PRODPRESS

Le massacre présumé de Cantine-Aloya illustre l’interdépendance des enjeux sécuritaires, humanitaires et sanitaires au Nord-Kivu. La vérification des victimes, la protection des déplacés, la remise en fonctionnement des structures de santé et la préservation des preuves doivent être suivies au-delà du premier bilan chiffré. La qualification des faits au regard du droit international exigera un établissement plus complet des circonstances et des responsabilités.

Sources et méthode de vérification

Note éditoriale — Informations arrêtées au 7 novembre 2026. Les déclarations et bilans cités sont attribués à leurs auteurs et susceptibles d’évoluer. PRODPRESS® — Authentique. Impertinent. Libre.