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PRODPRESS — 7 novembre 2026. Le Mexique ne connaît pas un effondrement général de la consommation de viande. Le Conseil mexicain de la viande (Comecarne) prévoit plutôt un fort ralentissement de sa croissance en 2026, sur fond de pression exercée par les dépenses courantes et les coûts de fonctionnement de la filière. Le bœuf est particulièrement affecté, tandis que le porc et le poulet continuent de progresser.

Une croissance annuelle limitée à 0,8 %

Selon les prévisions présentées le 5 novembre par Comecarne, la consommation totale de viande n’augmenterait que de 0,8 % sur l’ensemble de 2026, un niveau très inférieur aux rythmes de croissance antérieurs. Pour la fin de l’année, l’organisme anticipe une hausse de 1,3 % du poulet et de 1,5 % du porc, contre un recul de 1,5 % du bœuf. Il s’agit de prévisions sectorielles, non de résultats définitifs.

Sur la période de janvier à septembre 2026, le constat provisoire est différent : Comecarne fait état d’une progression d’environ 2,1 % du poulet et de 2,4 % du porc, et d’une baisse de 2,4 % pour la viande bovine. Ces variations portent sur neuf mois et ne doivent pas être confondues avec les anticipations de clôture annuelle.

Pourquoi la baisse de certains prix ne suffit pas

Entre janvier et octobre, l’organisme indique que les prix à la consommation du poulet et du porc ont reculé respectivement d’environ 4,5 % et 2,8 % sur un an, tandis que ceux du bœuf ont augmenté d’environ 7,4 %. Une baisse de prix pour une catégorie ne provoque pas automatiquement une hausse équivalente des achats : les ménages doivent arbitrer entre alimentation, logement, transport et énergie.

Comecarne cite également la hausse des coûts énergétiques, logistiques et de sécurité ainsi que les dépenses opérationnelles de l’industrie. Ces facteurs expliqueraient pourquoi certaines baisses du coût des matières premières ne se transmettent pas entièrement aux consommateurs.

Un secteur dépendant des flux commerciaux

En 2025, selon les chiffres présentés par la profession, le Mexique aurait consommé environ 11,55 millions de tonnes de viande, soit 85,3 kg par habitant. La production nationale et les importations contribuent toutes deux à l’approvisionnement. La disponibilité de viande bovine à l’exportation aux États-Unis et l’ouverture d’autres origines commerciales influencent les perspectives de prix.

Ces données décrivent le périmètre de la filière présenté par Comecarne : elles doivent être confrontées aux séries officielles mexicaines avant toute comparaison internationale de consommation alimentaire.

Analyse : pouvoir d’achat et accès à la protéine

La nouveauté n’est pas une disparition de la viande des assiettes mexicaines, mais la divergence entre catégories : le bœuf, devenu plus coûteux, est davantage pénalisé que le poulet et le porc. L’annonce illustre également une difficulté économique plus générale : une détente des prix de certains produits ne suffit pas toujours à rétablir le pouvoir d’achat global.

Pour replacer cette information dans un contexte alimentaire international, voir notre dossier sur la sécurité alimentaire mondiale. Pour une comparaison de la consommation des ménages en France, consulter notre article consacré aux chiffres de l’Insee. Les marchés, méthodes statistiques et niveaux de revenu étant différents, ces liens ne constituent pas une équivalence directe avec le Mexique.

Ce qui reste à confirmer

Les chiffres annuels de 2026 n’étaient pas encore définitifs au 7 novembre. Les causes invoquées sont celles de la profession, qui représente les opérateurs du secteur : l’effet respectif de chaque facteur reste à mesurer avec des données indépendantes et des enquêtes sur les dépenses des ménages.

Sources

PRODPRESS — Enquête documentaire. Les données prévisionnelles sont explicitement présentées comme telles. Rectificatifs : prodpress@protonmail.com.

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