Publié le 9 mai 2026
Par Christophe Martin-Landré, PRODPRESS MEDIA GROUP LLC
Un demi-siècle après la signature de l’accord secret UKUSA, le réseau des « Five Eyes » s’est étendu en cercles concentriques, englobant progressivement neuf puis quatorze pays. Aujourd’hui, ces alliances structurent la plus vaste machinerie de surveillance électronique jamais bâtie. Elles permettent à des États de partager, en temps quasi réel, des milliards de données interceptées, contournant leurs propres lois nationales et les protections constitutionnelles de leurs citoyens. Ce dossier, fondé sur des documents déclassifiés, des rapports parlementaires, des jugements et des travaux de recherche, expose la mécanique de ces alliances, leurs bases juridiques fragiles, les technologies qui les nourrissent et les tensions qu’elles suscitent au sein même des démocraties qui les composent. Il montre aussi pourquoi l’Europe, partagée entre sa dépendance envers les infrastructures américaines et sa volonté de souveraineté numérique, se trouve à l’épicentre d’une recomposition géopolitique majeure.
CONTEXTE HISTORIQUE : DES TRANCHÉES DE LA GUERRE FROIDE AUX CÂBLES SOUS-MARINS
L’alliance dite des « Five Eyes » (FVEY) trouve son origine officielle dans l’accord UKUSA, paraphé le 5 mars 1946 par les États-Unis et le Royaume-Uni. Le Canada rejoint le pacte en 1948, l’Australie et la Nouvelle-Zélande en 1956. Pendant la guerre froide, l’objectif est explicite : intercepter et décoder les communications soviétiques et chinoises. Les parties se répartissent la planète en zones de responsabilité. La National Security Agency (NSA) américaine surveille prioritairement l’Amérique latine, le Government Communications Headquarters (GCHQ) britannique couvre l’Europe de l’Ouest, le Centre de la sécurité des télécommunications Canada (CSTC) suit la Russie et une partie de l’Asie, tandis que l’Australian Signals Directorate (ASD) et le Government Communications Security Bureau (GCSB) néo-zélandais opèrent sur le Pacifique et l’Asie du Sud-Est.
Ce qui est longtemps resté un secret d’État n’est officiellement reconnu qu’en 2010, lorsque Londres et Washington publient chacun un communiqué célébrant la coopération. Le 17 mars 2016, le GCHQ diffuse un communiqué marquant le 70e anniversaire de l’UKUSA, confirmant que l’accord « a établi les bases de la coopération la plus étroite jamais réalisée entre deux États en matière de renseignement » (gchq.gov.uk, 17 mars 2016). Des historiens ont depuis retracé la genèse du traité, notamment à travers les carnets du contre-amiral américain Joseph Wenger, exhumés par la BBC en mars 2021 (bbc.com, 29 mars 2021). Une étude complète de l’histoire de cet accord est accessible via l’université de Harvard (dash.harvard.edu/handle/1/37372627).
Ce noyau dur a progressivement essaimé. Dans les années 1980, le Danemark, la France, les Pays-Bas et la Norvège sont intégrés à un second cercle, formant les « Nine Eyes ». Au tournant des années 2010, l’Allemagne, la Belgique, l’Italie, l’Espagne et la Suède élargissent le dispositif aux « Fourteen Eyes ». D’autres États, comme le Japon, la Corée du Sud ou la Suisse, coopèrent de manière bilatérale sans appartenance formelle.
QUI FAIT QUOI : LA PYRAMIDE DU PARTAGE
La hiérarchie des alliances est aujourd’hui bien documentée, même si les textes exacts des accords bilatéraux demeurent classifiés. Le tableau ci-dessous synthétise l’état des connaissances, à partir de rapports parlementaires, d’articles universitaires et d’enquêtes journalistiques.
Niveau 1 : Five Eyes
| Pays | Agence principale | Langue de travail |
|---|---|---|
| États-Unis | National Security Agency (NSA) | Anglais |
| Royaume-Uni | Government Communications Headquarters (GCHQ) | Anglais |
| Canada | Centre de la sécurité des télécommunications (CSTC) | Anglais / Français |
| Australie | Australian Signals Directorate (ASD) | Anglais |
| Nouvelle-Zélande | Government Communications Security Bureau (GCSB) | Anglais |
Le partage au sein des Five Eyes est quasi organique. Les analystes des cinq pays peuvent interroger en temps réel les bases de données de leurs partenaires. Comme le rappelait le rapport conjoint de l’Assemblée nationale et du Sénat français sur le renseignement (2013), cette intégration va jusqu’à l’échange de personnels. Des agents du GCHQ travaillent au sein de la NSA, et inversement.
Niveau 2 : Nine Eyes
| Pays | Date d’intégration estimée |
|---|---|
| Danemark | Début des années 1980 |
| France | Début des années 1980 |
| Pays-Bas | Début des années 1980 |
| Norvège | Début des années 1980 |
Ces pays ne sont pas membres du traité UKUSA originel. Ils participent en revanche à l’accord « SIGINT Seniors Europe », une plateforme d’échange de renseignements électromagnétiques entre nations de l’OTAN et alliés proches.
Niveau 3 : Fourteen Eyes
| Pays | Notes |
|---|---|
| Allemagne | Membre via SIGINT Seniors Europe |
| Belgique | Membre depuis les années 2010 |
| Italie | Membre depuis les années 2010 |
| Espagne | Membre depuis les années 2010 |
| Suède | Membre depuis les années 2010 |
Les données échangées à ce niveau sont généralement moins granulaires, mais les canaux sont établis. La Suisse et le Japon, bien que souvent cités, ne sont pas membres formels des 14 Eyes, mais coopèrent via des accords bilatéraux (notamment avec la NSA pour le Japon).
FONCTIONNEMENT TECHNIQUE : INTERCEPTION, STOCKAGE, EXPLOITATION
L’architecture technique du dispositif repose sur trois piliers : la collecte, le traitement et le stockage.
1. La collecte
Les données interceptées proviennent de multiples sources : câbles sous-marins, satellites, liaisons radio, réseaux mobiles, et, de plus en plus, les données hébergées dans les centres de données des grandes entreprises technologiques. Les programmes les plus emblématiques sont PRISM (NSA) et Tempora (GCHQ), révélés par Edward Snowden en 2013.
Les documents divulgués au Guardian montraient que PRISM permettait à la NSA d’accéder directement aux serveurs de Microsoft, Yahoo, Google, Facebook, Apple, entre autres (theguardian.com, 22 juin 2013). Tempora, de son côté, aspirait le trafic transitant par les câbles de fibre optique aboutissant au Royaume-Uni, avec une capacité de stockage de 30 jours pour l’intégralité du trafic internet britannique.
2. Le traitement
Les données sont traitées par des algorithmes de ciblage, puis analysées par des agents humains. Les « boîtes noires » ne sont pas une invention française : le programme XKEYSCORE de la NSA permettait, selon les documents Snowden, de rechercher dans une base de données mondiale le nom, l’adresse IP ou le numéro de téléphone de n’importe quel individu, sans mandat préalable.
3. Le stockage
Le centre de données de l’Utah (Utah Data Center), opérationnel depuis 2014, illustre l’échelle industrielle du dispositif. Sa capacité de stockage, classifiée, est estimée à plusieurs exaoctets. Le NSDC (Nouveau centre de données de la DGSE) français, inauguré en 2020 à Val-de-Reuil, s’inscrit dans la même logique, à une échelle moindre.
LE CONTOURNEMENT LÉGAL : LA CLÉ DE VOÛTE DU SYSTÈME
L’une des révélations les plus dérangeantes des documents Snowden concerne le contournement des lois nationales. Un agent du GCHQ ne peut pas légalement espionner un citoyen britannique sans mandat. Mais il peut demander à son homologue de la NSA, qui n’est pas soumis aux mêmes contraintes, de le faire pour lui. Ce mécanisme, confirmé par le rapport de la commission d’enquête parlementaire britannique sur la surveillance (ISC, 2015), vide de leur substance les protections constitutionnelles.
En France, le cadre légal de la surveillance a été profondément remodelé par la loi du 24 juillet 2015 relative au renseignement (vie-publique.fr). L’article L. 811-3 du code de la sécurité intérieure autorise désormais le recours aux IMSI-catchers, aux algorithmes de traitement automatisé des métadonnées (les fameuses « boîtes noires »), et au piratage informatique d’État. L’autorisation relève du Premier ministre, après avis de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR). Le contrôle du juge administratif intervient a posteriori, une exception notable au principe du contradictoire.
Le RGPD, entré en vigueur en mai 2018, offre une protection conséquente des données personnelles, mais son article 23 permet aux États membres de limiter les droits des personnes pour des motifs de sécurité nationale. La CNIL elle-même ne peut s’opposer à une réquisition de la DGSE. Un hébergeur français peut donc être légalement contraint de fournir des données à un service de renseignement, sans jamais en informer ses clients.
LE CLOUD ACT ET LA MENACE EXTRATERRITORIALE
Adopté par le Congrès américain en mars 2018, le Clarifying Lawful Overseas Use of Data Act (CLOUD Act) permet aux autorités américaines d’exiger de toute entreprise soumise à la juridiction des États-Unis qu’elle communique des données, même si celles-ci sont stockées à l’étranger. Microsoft, Amazon Web Services, Google Cloud : ces trois acteurs dominent le marché mondial du cloud, y compris en Europe. Le CLOUD Act crée une situation où les données d’un citoyen français, hébergées par une filiale locale d’un cloud américain, peuvent être remises au FBI sans que les autorités françaises en soient informées.
Face à cette menace, la France et l’Allemagne ont lancé le projet Gaia-X, infrastructure de cloud souverain, en 2020. Mais le déploiement est lent. Une étude de l’Institut Montaigne (2023) soulignait que seuls 27% des entreprises européennes avaient migré leurs données critiques vers des solutions conformes au référentiel SecNumCloud de l’ANSSI.
LES PROGRAMMES DE SURVEILLANCE EUROPÉENS : CE QUE L’ON SAIT
L’Europe n’est pas un simple consommateur de renseignement américain. Elle développe ses propres capacités.
- Le système SIS (Schengen Information System) : base de données partagée contenant plus de 90 millions de signalements (personnes recherchées, disparues, objets volés), consultable par les polices de 26 pays.
- Le Passenger Name Record (PNR) européen : adopté en 2016, il oblige les compagnies aériennes à transmettre les données des passagers à des unités nationales dédiées, conservées pendant cinq ans.
- Europol : l’agence européenne de police criminelle centralise des données sur les infractions graves. Son centre de données, inauguré en 2019 à La Haye, est alimenté par les États membres et des partenaires extérieurs, y compris les États-Unis.
Les garanties démocratiques de ces dispositifs varient. Le Contrôleur européen de la protection des données (CEPD) a émis plusieurs réserves sur le PNR, pointant une conservation disproportionnée.
LES LOIS FRANÇAISES DE SURVEILLANCE : DE 2015 À LA LOI VSA DE 2026
Le corpus législatif français s’est étoffé en une décennie.
Loi Renseignement (2015)
Déjà évoquée, elle légalise les IMSI-catchers, les boîtes noires et le hacking d’État. La Quadrature du Net et la Ligue des droits de l’Homme ont déposé plusieurs recours devant le Conseil constitutionnel et la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH). En 2022, la CEDH a jugé que la loi française ne respectait pas entièrement les exigences de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’Homme, notamment sur le ciblage et la conservation des données.
Loi sécurité globale (2021)
Elle élargit l’usage des caméras-piétons et des drones pour les forces de l’ordre. L’article 22, censuré par le Conseil constitutionnel, devait autoriser la captation d’images par drone sans contrôle préalable dans certaines circonstances.
Loi VSA (février 2026)
La proposition de loi visant à améliorer la protection des commerçants grâce à l’usage d’outils numériques, portée par le député Paul Midy, a été adoptée en première lecture à l’Assemblée nationale le 16 février 2026, par 60 voix contre 13. Elle autorise, à titre expérimental et pour deux ans, la vidéosurveillance algorithmique dans les commerces de détail, les grandes surfaces et les centres commerciaux, dans le seul but de détecter le vol à l’étalage. La reconnaissance faciale est exclue du dispositif. L’alerte est remontée à un agent humain, seul habilité à intervenir.
Le texte doit encore passer devant le Sénat. Le Conseil d’État, dans une décision du 30 janvier 2026 (Nice), a rappelé que « le traitement algorithmique des images de la voie publique n’est, en l’état actuel de la loi, pas autorisé », mais n’a pas eu à se prononcer sur les lieux privés. La CNIL, pour sa part, a mis en demeure en 2024 la société Veesion, leader du secteur, pour non-conformité au RGPD.
HORIZON 2030 : LES TECHNOLOGIES QUI REDESSINENT LE RENSEIGNEMENT
Les alliances de surveillance ne fonctionnent pas dans un vide technologique. Elles sont directement irriguées par les programmes de recherche et développement des États qui les composent. Les programmes européens et français en cours (2025-2030) dessinent les contours du renseignement de demain.
Horizon Europe et FP10
Le programme-cadre Horizon Europe (2021-2027, 95,5 milliards d’euros) consacre des fonds significatifs aux technologies duales : chiffrement, cybersécurité, IA. Le successeur, FP10, proposé par la Commission en juillet 2025 avec un budget doublé (175 milliards d’euros), intègre un volet « souveraineté numérique » explicite (welcomeurope.com).
EuroQCI et l’ordinateur quantique Lucy
L’infrastructure européenne de communication quantique (EuroQCI) vise à déployer un réseau de satellites et de fibres sécurisé par distribution quantique de clés, rendant l’interception inopérante. En octobre 2025, l’ordinateur quantique photonique Lucy (12 qubits), livré par Quandela, a été installé au TGCC du CEA en France. Accessible aux chercheurs européens en 2026, il préfigure les futures capacités de décryptage (datacenterdynamics.com, octobre 2025).
Digital Europe Programme
Le programme DIGITAL (8,1 milliards d’euros, 2021-2027) finance le déploiement de l’IA, la cybersécurité et les compétences numériques. Son plan de travail 2025-2027 prévoit 1,3 milliard d’euros, dont 355 millions dédiés à la cybersécurité via le Centre européen de compétence en cybersécurité (ECCC).
EU Chips Act 2.0
La dépendance européenne aux semi-conducteurs étrangers pèse sur la souveraineté des équipements de chiffrement. La révision du Chips Act, en consultation publique depuis septembre 2025, vise à sécuriser les chaînes d’approvisionnement. La Cour des comptes européenne a jugé « très improbable » l’objectif de 20 % de part de marché mondial à l’horizon 2030 (SR 12/2025).
France 2030
Le plan France 2030 (54 milliards d’euros) finance le cloud de confiance, l’IA, la quantique, les nouveaux réacteurs nucléaires et les avions bas carbone. Sa stratégie quantique nationale a déjà abouti à l’installation de Lucy.
Ces investissements sont ambivalents. Ils renforcent la résilience européenne face à la surveillance étatique étrangère, mais ils créent simultanément des capacités duales que les États peuvent utiliser pour leur propre collecte.
LES ZONES D’OMBRE : CE QUE L’ON NE SAIT PAS
Malgré les révélations Snowden, des pans entiers du système restent opaques.
- Les accords bilatéraux entre Nine Eyes et Five Eyes : aucun document fondateur n’a fuité. On ignore l’étendue exacte des échanges entre la DGSE et la NSA.
- Le rôle exact de la Suisse et du Japon : officiellement non membres, ils entretiennent des liens techniques étroits avec la NSA, via le programme SIGINT Seniors.
- Le traitement des données des « personnes morales » : les entreprises européennes sont-elles espionnées au même titre que les individus ? Le rapport de la commission d’enquête du Parlement européen sur Echelon (2001) l’avait établi, mais aucune enquête récente n’a permis de le confirmer à l’échelle des GAFAM.
- Le contrôle parlementaire dans chaque État : en France, la Délégation parlementaire au renseignement (DPR) reçoit peu de moyens et ses rapports restent largement classifiés.
ANALYSE PRODPRESS
Le réseau 14 Eyes n’est ni une conspiration ni un traité anodin. C’est une infrastructure géopolitique, technique et juridique qui encadre silencieusement la souveraineté numérique des États. Les pays membres échangent des renseignements pour se protéger, mais aussi pour surveiller leurs propres populations en contournant leurs propres lois. La France, l’Allemagne et l’Italie participent à ce jeu tout en tentant de développer des alternatives souveraines, comme Gaia-X ou EuroQCI. La tension est structurelle : l’Europe veut s’émanciper de la tutelle américaine, mais elle ne remet pas en cause les alliances de renseignement qui lui donnent accès à des informations vitales sur le terrorisme et l’espionnage.
La loi VSA de février 2026 illustre ce paradoxe. Elle autorise un dispositif de surveillance algorithmique dans les lieux privés, en invoquant la lutte contre le vol. Les garanties juridiques existent, mais la pente est glissante. Une fois le principe de l’analyse automatisée des comportements accepté, rien n’interdira techniquement de l’étendre à d’autres infractions, puis à d’autres espaces, comme cela s’est produit au Royaume-Uni avec la reconnaissance faciale.
Les investissements massifs dans les technologies quantiques et l’IA promettent de bouleverser cet équilibre. Un jour, un ordinateur quantique pourra casser les chiffrements actuels. La question n’est pas de savoir si cela arrivera, mais qui en détiendra la capacité en premier. Les alliances de surveillance de 2026 préfigurent celles de 2040. Le combat pour la souveraineté numérique ne fait que commencer.
SOURCES COPIABLES
- Britannica, Five Eyes, britannica.com/topic/Five-Eyes
- GCHQ, 75th anniversary of the UKUSA agreement, gchq.gov.uk/news/ukusa-75
- BBC, Diary reveals birth of secret UK-US spy pact, bbc.com/news/world-us-canada-56271728
- Harvard University, The UKUSA Agreement, dash.harvard.edu/handle/1/37372627
- Frandroid, Juridiction VPN et alliances, frandroid.com/comment-faire/securite-et-vie-privee/2045395
- World Population Review, 14 Eyes Countries 2026, worldpopulationreview.com/country-rankings/14-eyes-countries
- The Guardian, NSA leaks: US and Britain team up on mass surveillance, theguardian.com/world/2013/jun/22/nsa-leaks-britain-us-surveillance
- Salon, Secret deal let NSA spy on ordinary U.K. citizens, salon.com/2013/11/21/secret_deal_let_nsa_spy_on_ordinary_u_k_citizens/
- ACE, Snowden 10 ans après, avocats-ace.fr/revue/la-revue-de-lace-n160/
- Ligue des droits et libertés, Révélations Snowden sur la NSA, liguedesdroits.ca/revolution-snowden-sur-la-nsa/
- CNIL, La vidéoprotection, cnil.fr/fr/la-videoprotection
- Conseil d’État, Nice : traitement algorithmique non autorisé, conseil-etat.fr/actualites/nice-le-traitement-algorithmique-des-images-de-videosurveillance-de-la-voie-publique-n-est-en-l-etat-actuel-de-la-loi-pas-autorise
- Le Monde, Vidéosurveillance : les députés autorisent l’usage d’algorithmes, lemonde.fr/pixels/article/2026/02/17/…
- France 24, L’Assemblée approuve les caméras algorithmiques, france24.com/fr/info-en-continu/20260216…
- LCP, Vidéosurveillance : bientôt des caméras associées à l’IA, lcp.fr/actualites/videosurveillance-bientot-des-cameras…
- Dalloz Actualité, Vidéosurveillance algorithmique à l’épreuve du contrôle de proportionnalité, dalloz-actualite.fr/flash/…
- RD Avocats, Traitement algorithmique des images : pas encore autorisé, rdavocats.com/articles/…
- Amnesty International, Comment le gouvernement a voulu prolonger la vidéosurveillance algorithmique, amnesty.fr/actualites/…
- Vie Publique, Loi du 24 juillet 2015 relative au renseignement, vie-publique.fr/loi/20737…
- Vie Publique, Loi sécurité globale 2021, vie-publique.fr/loi/277157…
- Welcome Europe, Horizon Europe 2025-2027, welcomeurope.com/en/horizon-europe-2025-2027…
- European Commission, Digital Europe Programme 2025-2027, euraxess.ec.europa.eu/…
- European Court of Auditors, Special report 12/2025: microchips, eca.europa.eu/en/publications/SR-2025-12
- Data Center Dynamics, Quantum computer Lucy at CEA, datacenterdynamics.com/en/news/twelve-qubit-photonic-quantum-computer…
- Ministère de l’Économie, France 2030, economie.gouv.fr/france-2030
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Table des matières
- CONTEXTE HISTORIQUE : DES TRANCHÉES DE LA GUERRE FROIDE AUX CÂBLES SOUS-MARINS
- QUI FAIT QUOI : LA PYRAMIDE DU PARTAGE
- FONCTIONNEMENT TECHNIQUE : INTERCEPTION, STOCKAGE, EXPLOITATION
- LE CONTOURNEMENT LÉGAL : LA CLÉ DE VOÛTE DU SYSTÈME
- LE CLOUD ACT ET LA MENACE EXTRATERRITORIALE
- LES PROGRAMMES DE SURVEILLANCE EUROPÉENS : CE QUE L’ON SAIT
- LES LOIS FRANÇAISES DE SURVEILLANCE : DE 2015 À LA LOI VSA DE 2026
- HORIZON 2030 : LES TECHNOLOGIES QUI REDESSINENT LE RENSEIGNEMENT
- LES ZONES D’OMBRE : CE QUE L’ON NE SAIT PAS
- ANALYSE PRODPRESS
- SOURCES COPIABLES
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