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Maïssa, âgée de 17 ans au moment des faits, a perdu définitivement la vision de son œil gauche après avoir été blessée le 17 octobre 2026 à Mulhouse, en marge d’une manifestation contre la vie chère. Le parquet a ouvert une enquête pour violences aggravées, confiée à l’IGPN.

Ce que le parquet a confirmé

Dans les jours suivant les faits, le procureur de la République de Mulhouse, Nicolas Heitz, a indiqué que l’adolescente avait subi un choc grave à l’œil gauche. Malgré une prise en charge chirurgicale d’urgence, la perte de la vision de cet œil est définitive.

Une enquête de flagrance pour violences aggravées a été confiée à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN). L’ouverture d’une enquête établit la nécessité de rechercher les circonstances et de possibles responsabilités ; elle ne préjuge pas de la culpabilité d’un agent déterminé.

Le récit de Maïssa et de son avocat

Selon son avocat, Me Pierre Brunisso, la jeune femme ne participait pas à la manifestation : elle sortait d’un restaurant avec des amies lorsqu’elle s’est retrouvée à proximité du cortège. Il affirme qu’elle aurait été frappée en plein visage par une grenade lacrymogène tirée à hauteur d’homme.

L’avocat a annoncé le dépôt d’une plainte pour violences volontaires ayant entraîné une infirmité permanente et une saisine du Défenseur des droits. Il a également indiqué qu’un témoin décrivait un projectile dispersant du gaz après l’impact.

Ces éléments sont des déclarations et pièces évoquées par la défense. La nature précise de la munition, la trajectoire du tir et l’identification d’un éventuel responsable doivent être établies par l’enquête.

Des conséquences qui dépassent la seule procédure

Une perte définitive de vision bouleverse les études, la vie quotidienne, l’autonomie et l’avenir d’une jeune personne. L’information sur ce dossier doit donc respecter sa vie privée et ne pas diffuser de photos médicales ou d’éléments identifiants supplémentaires sans intérêt public justifié.

Il serait tout aussi inexact de réduire l’affaire à une accusation générale contre toutes les forces de l’ordre, que de nier la réalité de la blessure déjà confirmée par la justice.

Les questions essentielles

Les enquêteurs devront notamment déterminer qui a tiré, avec quelle arme et quelle munition, à quelle distance, dans quelles circonstances, avec quelles consignes et si un usage de la force était juridiquement justifié et proportionné.

Au 1er novembre, aucune conclusion judiciaire définitive concernant l’origine du projectile ou une responsabilité pénale individuelle n’a été rendue publique dans les sources consultées.

Sources et documents

Note éditoriale : cet article distingue faits établis, déclarations attribuées et points restant à vérifier. Les investigations et procédures en cours ne préjugent d’aucune culpabilité. Illustration à la une symbolique, non documentaire. © PRODPRESS® 2026.

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