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Le 5 novembre 2026, un jury du Southwark Crown Court, à Londres, a reconnu Russell Brand coupable d’un viol et de trois agressions sexuelles sur quatre femmes, pour des faits remontant aux années 2000. Le comédien britannique a été acquitté de trois autres chefs. Le prononcé de la peine est annoncé pour le lundi 9 novembre.

Ce que le jury a réellement décidé

Le Crown Prosecution Service (CPS), autorité britannique chargée des poursuites, confirme une condamnation pour un viol et trois agressions sexuelles. La Metropolitan Police décrit une enquête ayant mobilisé de nombreux témoignages, pièces et archives audiovisuelles. Les faits retenus concernent quatre femmes et se situent entre 2004 et 2009.

Selon les comptes rendus de l’Associated Press et de Reuters, le jury a également acquitté Russell Brand de deux accusations de viol et d’une tentative d’attentat à la pudeur. Présenter le jugement comme une condamnation sur l’ensemble des accusations serait donc erroné. De même, une peine de huit à quinze ans relayée sur les réseaux n’est pas une décision prononcée : la peine reste à déterminer lors de l’audience du 9 novembre.

Le consentement au centre du dossier

Les faits jugés sont distincts des relations intimes librement consenties rapportées durant le procès. Le CPS souligne qu’un consentement à un acte ou à une rencontre ne signifie pas un consentement à tout acte ultérieur. L’analyse du tribunal repose sur les preuves et les actes précisément examinés par le jury, et non sur les positions politiques de l’accusé.

Les plaignantes conservent des protections d’identité au titre du droit britannique. PRODPRESS n’en publie ni les noms, ni les éléments permettant de les identifier indirectement, et évite de reproduire des descriptions sexuelles superflues.

Le documentaire de 2023 et le déclenchement des plaintes

Dans son communiqué, le CPS rappelle qu’un programme diffusé en septembre 2023 a conduit plusieurs femmes à se manifester auprès de la police, de manière indépendante et pour leurs propres raisons selon le parquet. Ce constat ne démontre pas que les journalistes auraient monté un dossier pour des motifs partisans, ni qu’ils auraient dicté des témoignages.

Ce qui circule sur les réseaux sociaux

Des messages attribués à un militant sur X et repris sur Telegram suggèrent que des médias auraient délibérément retardé la révélation des accusations à cause de l’évolution politique de Russell Brand. Cette hypothèse n’est pas établie par les documents transmis. Elle demande des preuves indépendantes, relatives notamment à la chronologie éditoriale et aux échanges allégués, avant toute publication présentée comme factuelle.

Les captures incluent aussi des formulations laissant croire que des relations consenties antérieures invalideraient nécessairement une accusation de viol. Cette conclusion est incompatible avec la notion juridique de consentement à un acte déterminé ; elle ne reflète pas la portée du verdict.

Chronologie judiciaire à suivre

  • Septembre 2023 : diffusion d’une enquête télévisée qui précède plusieurs signalements, selon le CPS ;
  • 5 novembre 2026 : verdict de culpabilité pour quatre infractions et acquittements pour trois autres chefs ;
  • 9 novembre 2026 : audience prévue pour le prononcé de la peine.

Sources officielles et recoupements

Déontologie : l’article distingue les faits jugés, les acquittements, les déclarations des parties et les hypothèses militantes non prouvées. Respect des victimes et de leur anonymat.

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