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Sciences et espace, 6 novembre 2026. Le lancement de la mission lunaire habitée Artemis II par la NASA, le 1er avril 2026, a produit des perturbations inhabituelles dans l’ionosphère terrestre. Une analyse scientifique publiée en prépublication au mois de juillet, largement relayée dans les médias en novembre, montre des variations importantes de la densité électronique de cette couche atmosphérique. Ces phénomènes peuvent influencer la propagation des signaux de navigation par satellite, mais aucune panne générale du GPS attribuée à la mission n’est établie.

Une mission lunaire historique le 1er avril

Le Space Launch System (SLS) de la NASA a décollé le 1er avril 2026 depuis le Kennedy Space Center, en Floride. La capsule Orion transportait Reid Wiseman, Victor Glover, Christina Koch et l’astronaute canadien Jeremy Hansen. La mission s’est achevée par un retour sur Terre le 10 avril. Artemis II constituait le premier vol habité de la campagne Artemis autour de la Lune.

Le déroulement officiel de la mission est documenté par la page Artemis II de la NASA et son journal du lancement.

Ce qu’ont mesuré les scientifiques

Des chercheurs, notamment associés à la National Cheng Kung University de Taïwan, ont étudié des signaux de réseaux GPS de haute précision afin de reconstituer les variations électroniques de l’ionosphère après le passage et les manœuvres du système spatial. Leurs résultats font état de plusieurs épisodes distincts, dont des perturbations après le décollage et après des allumages de moteurs effectués en altitude.

L’expression populaire « trou dans l’atmosphère » est trompeuse : il ne s’agit ni d’une ouverture physique vers l’espace ni de la disparition de l’air. Les chercheurs parlent d’une diminution locale et temporaire de la densité d’électrons dans certaines zones de l’ionosphère, parfois désignée sous le terme de « trou ionosphérique ».

Pourquoi les signaux GPS peuvent être affectés

Les systèmes GPS et d’autres systèmes GNSS calculent une position à partir du temps de propagation de signaux radio émis par des satellites. Lorsqu’ils traversent l’ionosphère, ces signaux subissent un retard variable suivant les propriétés du plasma. Des variations brusques peuvent modifier la précision de certains calculs si les corrections disponibles ne compensent pas suffisamment le phénomène.

Le chercheur Charles C. H. Lin, cité par Newsweek, estime que des erreurs de plusieurs mètres pourraient avoir des conséquences pour des applications exigeant une grande précision. Ce point concerne notamment certaines navigations de drones ou de véhicules automatisés. Une possibilité de dégradation de précision n’est pas la démonstration d’un incident réel. Aucun élément consulté ne rattache à Artemis II une défaillance généralisée du GPS, un accident routier ou un accident de drone.

Une étude à replacer dans son calendrier

La prépublication scientifique intitulée Rare reoccurring ionosphere disturbances observed during the Artemis-II Lunar flyby voyage est datée du 22 juillet 2026. Les articles de Space.com et de Newsweek datés de novembre 2026 ont remis en lumière ces résultats ; ils ne décrivent pas un nouveau lancement ni une perturbation observée le 6 novembre.

Un préprint peut contenir des analyses sérieuses, mais son statut éditorial doit rester explicite : les chiffres et interprétations peuvent évoluer après une expertise supplémentaire ou de nouvelles mesures indépendantes.

Analyse PRODPRESS : un enjeu à suivre avec la hausse des lancements

Si les lancements et les manœuvres propulsives à haute altitude deviennent plus fréquents, il sera utile de mieux surveiller leurs effets transitoires sur les services de navigation et de communication. Cela suppose des mesures répétées, une comparaison des trajectoires et puissances de propulsion, et un suivi de l’ampleur réelle des erreurs de positionnement pour les utilisateurs.

Le principal enseignement de l’étude est une question de mesure de la résilience des systèmes GNSS, pas la preuve que le programme Artemis représenterait un danger généralisé.

Sources primaires et recoupements

Prudence : le visuel d’ouverture est une illustration pédagogique générée par IA, non une image prise pendant le lancement d’Artemis II.

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