Illustration intentionnellement créée par IA pour préserver l’identité et la dignité des personnes concernées, notamment des victimes et des mineurs. Elle ne représente pas la scène réelle.
L’ancien président paraguayen Santiago Peña s’est présenté samedi 7 novembre 2026 devant les procureurs, au lendemain de sa destitution par le Sénat. La crise politique est liée à l’effondrement du prêteur numérique ueno et à des accusations sur le rôle des autorités de contrôle. L’intéressé conteste toute faute.
Une destitution confirmée par le Sénat
Dans un communiqué officiel daté du 6 novembre, le Sénat du Paraguay indique avoir déclaré Santiago Peña responsable de manquements dans l’exercice de ses fonctions et l’avoir destitué au terme d’une procédure de jugement politique. Les sénateurs présents ont voté à l’unanimité. Le Parlement précise que cette procédure politique ne constitue pas une condamnation pénale pour des délits ordinaires.
Pedro Alliana a pris la présidence
Le site officiel de la Chambre des députés confirme que Pedro Alliana, jusque-là vice-président, a prêté serment le 6 novembre pour assurer la présidence. Reuters indique qu’il doit achever le mandat jusqu’en août 2028.
La justice examine le volet pénal
Reuters a rapporté samedi que Santiago Peña s’était rendu au bureau du procureur général pour être entendu. Selon l’agence, les chefs d’accusation éventuels restaient à préciser et pourraient comprendre du trafic d’influence. L’ancien président a été placé en résidence surveillée. À ce stade, il reste présumé innocent de toute infraction pénale non définitivement jugée.
La crise de ueno Bank
La chute de l’établissement financier numérique a perturbé l’accès aux comptes pour un grand nombre de clients et suscité des manifestations à Asunción. Les parlementaires ayant soutenu la destitution ont mis en cause des conflits d’intérêts et une supervision jugée défaillante. Peña, ancien détenteur de parts dans la holding de ueno jusqu’en mars 2025 selon Reuters, affirme que la situation relève de la régulation bancaire et nie avoir commis des actes répréhensibles.
Ces événements prolongent le dossier PRODPRESS sur la destitution et l’arrivée de Pedro Alliana au pouvoir et notre précédent article sur la résolution de ueno Bank et la protection des déposants.
Les questions encore ouvertes
- Quels faits précis le parquet envisage-t-il de qualifier pénalement ?
- Quelles responsabilités individuelles pourront être démontrées dans la supervision de la banque ?
- Comment les mesures de protection et d’indemnisation des déposants seront-elles appliquées ?
Sources officielles et presse
- Sénat du Paraguay, communiqué du 6 novembre
- Chambre des députés : passation de pouvoir
- Reuters, 7 novembre : audition et procédures
Présomption d’innocence : la destitution parlementaire est un fait établi ; elle ne vaut pas condamnation pénale. Toute mise en cause judiciaire demeure soumise à la défense et aux décisions des tribunaux.
Pour toute demande d’informations complémentaires sur ce dossier, contactez la rédaction de PRODPRESS. Chaque demande sera examinée au cas par cas. La communication d’éventuels éléments reste soumise à la protection des sources, de la vie privée et des personnes concernées.

