Illustration intentionnellement créée par IA pour préserver l’identité et la dignité des personnes concernées, notamment des victimes et des mineurs. Elle ne représente pas la scène réelle.
La direction de l’Agence France-Presse a dénoncé, vendredi 6 novembre 2026, des violences visant ses journalistes lors des manifestations récentes. À Lyon, un photographe portant un brassard de presse aurait reçu plusieurs coups de matraque pendant la mobilisation du 5 novembre, et souffrirait d’une fracture du péroné, selon les informations publiées par l’AFP.
Un photographe blessé lors d’une charge
Selon la dépêche de l’AFP reprise par plusieurs médias, un de ses photographes a subi cinq coups de matraque, dont trois sur son casque et deux sur la partie inférieure d’une jambe, alors qu’il couvrait un cortège à Lyon. Le port d’un brassard de presse est signalé par l’agence. Le Club de la presse de Lyon a également évoqué le cas de deux photographes d’agences blessés le 5 novembre, dans un communiqué rapporté par Le Monde.
Des entraves signalées à l’échelle nationale
Reporters sans frontières indiquait, selon les chiffres rapportés par Le Progrès, avoir recensé 58 cas d’entraves à la couverture journalistique des mobilisations en cours, dont 40 attribués à des membres des forces de l’ordre et 18 à des manifestants ou des tiers. Sur l’ensemble de ces signalements, 35 concernaient des violences physiques, dont 21 imputées aux forces de l’ordre. Ces chiffres relèvent du recensement de RSF et ne représentent pas des décisions judiciaires.
Ce que dit le Conseil d’État
Dans sa décision du 10 juin 2021, le Conseil d’État a annulé certaines dispositions du schéma national du maintien de l’ordre. Il a notamment rappelé que les journalistes peuvent continuer à travailler lors de la dispersion d’un attroupement, dès lors qu’ils ne se confondent pas avec les manifestants et ne font pas obstacle à l’action policière. Le juge administratif a également censuré l’encadrement trop imprécis de la technique d’encerclement et certaines dispositions concernant les équipements de protection et l’accès à l’information.
Déterminer les responsabilités sans préjuger des conclusions
Pour établir d’éventuelles fautes, il faut documenter l’heure, le lieu, l’unité engagée, les sommations, la visibilité des signes de presse, les vidéos disponibles et les données médicales, puis demander les observations de la préfecture, de la police et des personnes concernées. Aucune attribution individuelle ne doit être décidée avant la vérification de ces éléments. Les forces de l’ordre demeurent elles aussi protégées par la présomption d’innocence.
En complément, lire notre dossier sur les équipements et l’identification des forces de l’ordre ainsi que notre point sur le dispositif de sécurité déployé le 7 novembre.
Sources et références juridiques
- Le Progrès, 7 novembre : journaliste blessé et réaction de l’AFP
- Dépêche AFP reprise, 6 novembre
- Le Monde : déclaration du Club de la presse de Lyon
- Conseil d’État : communiqué sur la décision du 10 juin 2021
Prudence rédactionnelle : les signalements sont documentés par des témoignages et communiqués, mais n’épuisent pas la question des circonstances et des responsabilités judiciaires.
Pour toute demande d’informations complémentaires sur ce dossier, contactez la rédaction de PRODPRESS. Chaque demande sera examinée au cas par cas. La communication d’éventuels éléments reste soumise à la protection des sources, de la vie privée et des personnes concernées.

