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Le Kenya a annoncé vendredi 23 octobre 2026 un deuxième décès parmi les patients infectés par le virus Ebola de l’espèce Bundibugyo. Selon le ministère de la Santé, neuf cas ont été confirmés depuis l’identification du premier patient importé, début octobre. Les autorités précisent que toutes les contaminations connues se rattachent au même groupe de contacts suivis.

Une femme de 65 ans décède en cours de prise en charge

La deuxième victime est une femme de 65 ans, membre de la famille du premier patient décédé. D’après les autorités sanitaires kényanes, elle se trouvait déjà en quarantaine lorsqu’elle a développé des symptômes le 13 octobre, puis a été admise dans un service spécialisé. Son décès est survenu jeudi soir, a indiqué le ministère dans son communiqué relayé le 23 octobre.

Le bilan déclaré passe donc à deux décès sur neuf cas confirmés. Sept patients continuent à recevoir des soins dans des structures d’isolement adaptées, selon les mêmes autorités. Le ministère insiste sur l’absence de transmission communautaire mise en évidence à ce stade : cette formulation ne doit pas être interprétée comme l’exclusion définitive de toute circulation future du virus.

Une chaîne de contamination liée à un cas importé

Dans sa mise à jour épidémiologique publiée le 23 octobre, l’Organisation mondiale de la santé indique que le premier cas confirmé au Kenya avait voyagé depuis la République démocratique du Congo via l’Ouganda. Huit autres cas avaient été identifiés parmi ses contacts : quatre membres de la famille et quatre professionnels de santé ou du soin. Au 20 octobre, l’OMS recensait un décès ; la nouvelle annonce kényane du 23 octobre actualise ce bilan.

Cette précision chronologique est importante : le chiffre fourni par une fiche internationale dépend de sa date de clôture, alors que les autorités nationales peuvent communiquer des éléments plus récents.

Quelle est la particularité du virus Bundibugyo ?

La maladie à virus Ebola comprend plusieurs virus capables de provoquer des flambées hémorragiques graves. Le virus Bundibugyo représente une forme distincte de celle associée aux grandes épidémies dues au virus Ebola dit Zaïre. Les symptômes peuvent comprendre fièvre, fatigue, douleurs, troubles digestifs et, dans certains cas, manifestations hémorragiques.

La transmission se produit principalement par contact direct avec des liquides biologiques d’une personne malade ou décédée, et non par une propagation aérienne comparable à celle de la rougeole. L’identification rapide des contacts, les mesures de protection des soignants et l’isolement des personnes symptomatiques restent essentiels.

Surveillance régionale renforcée

La présence de cas de part et d’autre des frontières renforce l’importance des mécanismes d’alerte, du contrôle sanitaire et de la coopération régionale. L’OMS souligne la nécessité de maintenir la surveillance sans recommander une interdiction générale des voyages ou du commerce avec les pays concernés.

PRODPRESS continuera de comparer les bilans publiés par le ministère kényan de la Santé et l’OMS afin d’éviter toute confusion entre nouveaux cas, hospitalisations et décès.

Sources

OMS, Disease Outbreak News DON622, 23 octobre 2026 ; The Standard, déclaration du ministère kényan, 23 octobre 2026.

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