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Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a publiquement appelé, vendredi 23 octobre 2026, les Cubains souhaitant un changement politique à envisager une coopération discrète avec la CIA. Une déclaration inhabituelle, largement relayée à l’international, à laquelle les autorités cubaines ont répondu en dénonçant ce qu’elles présentent comme une campagne publique de recrutement des services de renseignement américains.

Un appel explicite du chef de la diplomatie américaine

Dans un message diffusé sur les réseaux sociaux, Marco Rubio s’est adressé aux personnes déçues par le pouvoir cubain, les invitant à saisir l’occasion de provoquer un changement à travers une coopération discrète avec la Central Intelligence Agency. Le secrétaire d’État n’a pas précisé les modalités d’une telle démarche ni présenté d’éléments permettant d’évaluer son effet concret.

La prise de parole confirme le durcissement du discours politique américain sur Cuba, mais elle ne démontre ni l’existence d’un nouveau réseau opérationnel ni l’implication d’individus nommément identifiés. Une communication officielle et les activités d’un service de renseignement doivent être distinguées.

La réponse ironique de La Havane

Le vice-ministre cubain des Affaires étrangères, Carlos Fernández de Cossío, a réagi publiquement en présentant l’initiative comme un signe de « désespoir » de Washington. Il a raillé un recrutement ouvert d’informateurs par la CIA. Cette réponse constitue la position politique exprimée par un responsable cubain, non une évaluation indépendante des capacités du renseignement américain.

Donald Trump accentue la pression diplomatique

Au cours d’un rassemblement électoral en Floride, le président américain Donald Trump a également évoqué le dossier cubain en le reliant à la situation au Moyen-Orient. Il a suggéré que les États-Unis reviendraient à la question cubaine après l’Iran et que Marco Rubio pourrait intervenir dans la recherche d’un arrangement. Les déclarations ne détaillent pas un calendrier diplomatique ni un plan d’intervention militaire arrêté.

Le gouvernement américain a intensifié ses sanctions et restrictions économiques contre l’île. La crise énergétique cubaine, les pénuries et les coupures d’électricité alimentent les tensions sociales, tandis que La Havane insiste régulièrement sur le coût de la pression extérieure. Ces réalités n’épuisent pas le débat sur la responsabilité des politiques économiques et des institutions cubaines.

Entre confrontation et possibilité de dialogue

Les relations entre Washington et La Havane restent marquées par des décennies d’embargo, par l’histoire des opérations clandestines pendant la guerre froide et par de fortes divergences sur les libertés politiques et la souveraineté nationale. Des discussions diplomatiques ont néanmoins déjà été rapportées, sans déboucher à ce stade sur un règlement général.

L’appel de Marco Rubio doit donc être qualifié pour ce qu’il est : une prise de position publique d’un haut responsable américain, immédiatement contestée par Cuba. Il ne constitue pas, à lui seul, la preuve d’une opération déterminée ou d’un changement de gouvernement imminent.

Sources

AFP, 24 octobre 2026 ; Reuters, 23 octobre 2026 ; ANSA, réaction cubaine, 24 octobre 2026.

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