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À Nashville, lors de l’événement Reuters Total Health du 23 octobre 2026, l’entrepreneur américain Mark Cuban a comparé les agents d’intelligence artificielle utilisés pour pirater des systèmes à des nuisibles capables de trouver sans cesse une nouvelle entrée. Il estime que les défenseurs pourront également mobiliser l’IA à grande échelle pour repousser ces attaques. Il s’agit d’une appréciation stratégique, pas d’une démonstration qu’une entreprise devient invulnérable grâce à l’automatisation.

Un message moins fataliste sur le risque cyber

Mark Cuban affirme ne pas partager les scénarios les plus pessimistes sur l’avenir de l’intelligence artificielle. Face à des campagnes d’attaques répétées et automatisées, il défend l’idée qu’une réponse automatisée peut améliorer la détection et le traitement des menaces. Reuters rapporte ces déclarations dans une dépêche du 23 octobre.

Un agent IA peut en principe enchaîner plusieurs tâches : rechercher une information, analyser des résultats ou proposer des actions au sein d’un système. Dans un contexte malveillant, cette capacité peut faciliter des tentatives répétées ; dans un centre de sécurité, elle peut aussi aider à corréler des alertes et à accélérer les investigations.

Ce que l’IA peut effectivement apporter aux défenseurs

Des mécanismes automatisés peuvent faciliter l’analyse de journaux techniques, le regroupement d’événements suspects, la recherche de vulnérabilités connues et l’identification d’indices d’attaque. Lorsque les résultats sont suffisamment fiables, certains outils peuvent aider à isoler un poste, bloquer un indicateur dangereux ou préparer une réponse.

Ces usages nécessitent toutefois un contrôle strict des privilèges et des actions. Un agent de défense qui supprimerait automatiquement des fichiers, couperait un service critique ou changerait des règles réseau sans garde-fous pourrait provoquer autant de dommages qu’une attaque. L’automatisation doit donc être proportionnée et traçable.

La limite d’une réponse uniquement algorithmique

Un système IA n’est pas une garantie absolue de sécurité. Il peut se tromper, être manipulé par des données malicieuses, produire des alertes injustifiées ou manquer une attaque inédite. La rapidité d’une décision n’est pas équivalente à sa justesse.

La défense reste fondée sur des contrôles éprouvés : mises à jour, segmentation, authentification forte, sauvegardes contrôlées, journalisation, inventaire des actifs, revues de droits et préparation aux incidents. L’IA est un levier supplémentaire et non un substitut à cette hygiène technique.

Une prise de parole qui dépasse la cybersécurité

Au cours de l’entretien, Mark Cuban a également évoqué les coûts des soins aux États-Unis et le développement de sa société Cost Plus Drugs. Reuters indique notamment qu’il travaille sur des unités mobiles de fabrication pharmaceutique, encore soumises à des démarches réglementaires.

L’intérêt de ses propos pour la cybersécurité réside dans la perspective d’une compétition entre automatisation offensive et défensive. Pour les organisations, la question pratique reste de savoir quelles tâches peuvent être confiées à des agents, lesquelles nécessitent une approbation humaine et comment démontrer l’efficacité des protections déployées.

Sources

Reuters, Caroline Humer, 23 octobre 2026 ; Reprise de la dépêche Thomson Reuters, 23 octobre 2026

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