Date primaire des faits : Perquisition du 23 septembre 2019, demande d’entraide du 8 juillet 2020.
FRANCE / ENQUÊTE JUDICIAIRE — Le volet français de l’affaire Epstein possède une matérialité souvent oubliée des récits internationaux. Une demande d’entraide pénale datée du 8 juillet 2020 et attribuée au parquet de Paris décrit des investigations menées notamment au 22 avenue Foch, dans le 16e arrondissement, où des enquêteurs sont intervenus le 23 septembre 2019.
La perquisition et les catégories de pièces
Selon cette pièce, les enquêteurs ont saisi notamment deux ordinateurs Mac, plusieurs supports de stockage de type clés USB, des documents liés à Ghislaine Maxwell et des photographies. Le texte fait aussi état d’exploitations informatiques ayant permis d’identifier des ensembles de fichiers. L’objet de l’enquête était de rechercher des éléments utiles aux investigations françaises, pas d’établir d’emblée la culpabilité de tous les correspondants ou personnes figurant dans ces fichiers.
Trente vidéos, plusieurs milliers de courriels
Le document mentionne trente vidéos datées entre 2011 et 2015 et l’examen d’environ 4 500 courriels attribués à un compte utilisé par Epstein. Il signale un CD-ROM portant un intitulé de travail et donnant accès à un fichier de type tableur comportant 62 noms féminins. Ces mentions décrivent des catégories d’éléments retrouvés ou analysés : elles ne sont pas une liste de 62 victimes confirmées ni une liste de 62 auteurs d’infractions.
Les vidéos et photographies évoquées peuvent concerner des personnes vulnérables. Le dossier publié ici ne les reproduit pas et n’expose pas les noms et coordonnées figurant dans le tableur. La présence de ces documents appelle une enquête sur leur provenance et leur contexte, non une publication indiscriminée.
Précaution indispensable sur la provenance du PDF
Le document consultable porte des références EFTA de la collection Epstein, mais l’exemplaire directement accessible pour cette revue est hébergé par un site tiers, et non servi ici depuis une URL authentifiée du DOJ. Les passages cités doivent donc être présentés comme ceux d’une copie attribuée au parquet de Paris, à confronter au fichier original de la bibliothèque américaine lorsque son accès est possible.
Analyse PRODPRESS
Le dossier français ne doit pas se dissoudre dans la seule chronique des relations mondaines d’Epstein. Ordinateurs, supports, échanges et demande d’entraide : voilà des éléments procéduraux concrets. En documenter l’existence est une démarche journalistique ; affirmer ce qu’ils prouvent au fond exige encore d’autres pièces.
Sources et documents PDF
DOJ — document EFTA00077207, jeu documentaire 9 (PDF original, accès soumis aux règles du portail)
Transcription indexée EFTA00077207 — accès documentaire alternatif
Document attribué au parquet de Paris, 8 juillet 2020, pages EFTA00077207–13 — transcription indexée
DOJ — bibliothèque institutionnelle Epstein, lieu de confrontation des copies
PRODPRESS — dossier initial sur les saisies et pièces à recontrôler
Déontologie, disclaimer, présomption d’innocence et droit de réponse. Les déclarations sont attribuées à leurs auteurs et les pièces judiciaires ne sont pas assimilées à une condamnation générale des personnes mentionnées. Les faits établis, accusations, témoignages et hypothèses sont distingués ; les personnes non condamnées bénéficient de la présomption d’innocence. Les victimes et personnes protégées ne sont pas identifiées. Les demandes de rectification documentée et de droit de réponse peuvent être adressées à la rédaction. Les sources et PDF externes restent soumis aux droits de leurs titulaires.
Christophe Martin-Landré (ChrissM) — Journaliste d’investigation, fondateur et directeur de publication de PRODPRESS®. © PRODPRESS® / PRODPRESS MEDIA GROUP LLC — Tous droits réservés sur les contenus originaux. Authentique. Impertinent. Libre.

